Essai Renault Talisman 2.0 Blue dCi 160 EDC : couche d’apprêt

Le châssis actif de la Talisman lui procure dynamisme et agilité.

Par tradition et aussi parce qu’elles continuent d’intéresser les rouleurs professionnels, certains généralistes comme Renault ne lâchent pas leur berline traditionnelle. De fait, le Losange effectuera sur sa Talisman une remise à niveau très attendue en 2020, puisque l’an passé, ses ventes se sont effondrées de 40 % en France comparé à 2017. En attendant, Renault a été, nouveau cycle d’homologation WLTP oblige, déjà contraint de faire le grand ménage sous son capot.

Ironie du sort

Ainsi, aucun moteur disponible au lancement de la Talisman en 2015 n’a survécu ! Mais si la grande Renault s’offre du tout neuf en essence avec les récents 1.3 et 1.8 TCe, ce n’est pas tout à fait vrai en diesel. Certes, le 1.7 Blue dCi (150 ch couplés uniquement à la boîte manuelle) partagé avec les Scénic et Kadjar est moderne, mais pour le 2.0 Blue dCi, il s’agit d’une grosse évolution (alésage et course différents) du 2.0 utilisé il y a quelques années avant de passer au 1.6 à simple ou double turbo. Ironie de l’histoire, ce dernier est donc remplacé par son prédécesseur.

Le châssis actif de la Talisman lui procure dynamisme et agilité.© Alex Krassovsky2.0 diesel remanié

Évidemment, le Losange a dû le revoir. Matériaux traités afin de réduire les frottements mécaniques, inédits injecteurs, le 2.0 Blue dCi n’échappe pas non plus au catalyseur SCR et à l’injection d’AdBlue nécessitant un réservoir supplémentaire, le tout afin de réduire les émissions de NOx. En pratique, ce 4-cylindres ne surpasse en rien le 1.6 d’auparavant qui délivrait une puissance équivalente mais davantage de couple (+ 20 Nm). Suffisamment performante, plutôt sobre, cette mécanique a pour défauts d’être un peu trop bavarde et d’être associée de série à une boîte à double embrayage EDC à six rapports du genre placide. Pas assez réactive, cette transmission ne propose pas, histoire de rattraper le coup, de palettes au volant.

La planche de bord de la Talisman n’est pas des plus soignées dans la catégorie.© Alex KrassovskyToujours agile sur la route

Procurant une agilité étonnante et une conduite plaisante quand elle bénéficie comme ici de la technologie à roues arrière directrices, la Talisman affiche des prestations routières encore dans le vent. Elle s’avère aussi habitable, même si à bord tout n’est pas rose. Certains matériaux et assemblages ne sont pas au niveau pour la catégorie, et l’écran tactile se montre lent et pas des plus simples à appréhender. Espérons que pour 2020, Renault ait beaucoup travaillé ces sujets, talon d’Achille principal de sa berline, sinon, comme pour l’adoption de ce 2.0 diesel, le changement n’apportera pas grand-chose…

Les places arrière de la Talisman sont accueillantes.© Alex Krassovsky … Plus d’infos

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