Essai BMW 330e (2019) : Notre avis sur la nouvelle Série 3 hybride

La planche de bord se débarque à peine de celle des versions thermiques.

La première incursion de la BMW Série 3 sur le segment de l’hybride intervient en 2012, quand la berline allemande se voit greffer un 6-cylindres en ligne essence 3.0 Turbo et un moteur électrique de 55 ch. Si l’autonomie en mode 100% électrique ne dépassait guère les 3 km avec un oeuf sous le pied, l’agrément était notable et le gain en consommation significatif.

Du six au quatre-cylindres

Pourtant, la firme souabe va vite abandonner le 6-cylindres sur cette version, et présenter dès 2015 une BMW 330e équipée cette fois-ci d’un 4-cylindres hybride rechargeable. Moins puissante que sa devancière ActiveHybrid3, la 330e va réduire drastiquement ses émissions de CO2 (46 gr par km) et s’autoriser à rouler environ 30 km en mode 100% électrique en conditions réelles de circulation.

Jamais deux sans trois

C’est donc avec beaucoup d’intérêt que nous sommes allés essayer la nouvelle génération de BMW Série 3 (G20) hybride rechargeable du côté de Munich. Alors que la gamme Série 3 est encore naissante, il est intéressant de noter que la firme bavaroise présente pratiquement dès son lancement une version qui devrait beaucoup séduire les réfractaires au diesel, mais aussi les flottes. En effet, ce cru 2019 de la BMW 330e revendique dorénavant 39 gr de CO2.

Visuellement, rien ne change ou presque. A l’exception de la trappe de recharge située sur le flanc gauche ou le logo 330e, cette version “vertueuse” n’est pratiquement pas identifiable, contrairement à certaines productions asiatiques. Idem à l’intérieur, où seul un oeil avisé remarquera les commandes “électriques” sur la console centrale.

Une hybride qui a du répondant

L’essentiel est ailleurs. Le 4 cylindres turbo essence de 184 ch est associé à un moteur électrique qui peut développer de 68 à 113 ch si l’on active le “XtraBoost”. Comme son patronyme anglo-saxon l’indique, et à condition que la BMW 330e soit parfaitement rechargée, cette fonction s’apparente à un overboost et permet d’obtenir jusqu’à 292 ch en puissance maximale. Et le moins que l’on puisse dire c’est que “ça pousse” !

La planche de bord se débarque à peine de celle des versions thermiques.© BMW

Si certaines hybrides nippones ont une accélération heurtée pour cause de boîte CVT, la BMW 330e vous colle au siège à chaque accélération. Son excellente transmission automatique à convertisseur ZF à 8 rapports et son couple très généreux lui confèrent d’excellentes performances.

Sobriété prometteuse

Il y a donc de la place pour se faire plaisir. Mais aussi pour se montrer vertueux. Nous nous sommes aussi essayés à la conduite en mode 100% électrique avec un rythme proche de celui d’une version thermique. Et le verdict est excellent. 50,6 km d’autonomie constatée sur un parcours varié et avalé à bonne allure, en évitant toutefois l’autoroute, très pénalisante dans cet exercice. A noter qu’en bloquant la conduite en mode 100% électrique, certaines fonctions comme la climatisation sont réduites.

Le rapport performances-consommations est très flatteur, mais le poids élevé pénalise l’agilité.© BMW

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