Essai Toyota Corolla Hybride 122h : Douce sobriété

Toyota a fait des efforts pour rehausser l'impression de qualité.

Alors qu’il fallait, avec l’Auris Hybrid qu’elle remplace, un pied droit de velours pour atteindre les 50 km/h sans démarrer le moteur thermique, cette Corolla 122h autorise une accélération jusqu’à 70 km/h sans réveiller le 1.8. Une meilleure capacité d’accélération zéro émission à condition que la batterie soit au moins à mi-charge. En dessous, le 4-cylindres (toujours à injection indirecte et cycle de combustion Atkinson) se réveille plus tôt, vers 15 km/h, comme c’était déjà le cas auparavant sur l’Auris, et comme ça le reste quand on accélère franchement.

Sobriété record en ville

Néanmoins, on constate une moindre envolée de régime, grâce à quelques évolutions dont un couple instantané plus élevé du moteur électrique, et un rendement amélioré de sa transmission. De quoi solliciter au minimum le bloc essence et ainsi signer des consommations record en ville : seulement 4,4 l/100 km, soit environ trois bons litres de moins qu’un modèle essence non hybride ! Le tout avec une douceur d’utilisation remarquable, juste ponctuée d’un léger à-coup quand le 4-cylindres démarre, et d’un temps de réaction désagréable du freinage lors des actions rapides sur la pédale de gauche.

Moins à l’aise sur autoroute

Comme auparavant, la batterie de 1,3 kWh logée sous les sièges arrière assure, quand elle est pleine et mode EV forcé, 3 à 4 km de roulage calme. Sur la route, l’agrément de cette Corolla 122 ch demeure bon en conduite calme et lors des relances peu exigeantes. Le couple ajouté du moteur électrique évite au 1.8 de grimper dans les tours, ce qui permet là encore d’obtenir une faible consommation de 5,7 l/100 km. En revanche, sur autoroute où les freinages comme les relances sont rares, cette Corolla, comme toutes les hybrides, ne fait pas de miracles avec 7,3 l/100 km, soit l’appétit d’un bon moteur essence, et un litre de plus qu’un diesel de même puissance.

Toyota a fait des efforts pour rehausser l’impression de qualité.© Alex Krassovsky

N’empêche, son 1.8 reste silencieux, l’insonorisation du moteur étant renforcée par rapport à l’Auris. Mais si la transmission particulière des Toyota hybrides – un train épicycloïdal à effet variateur – est efficace en rendement, elle a l’inconvénient de faire grimper le moteur thermique dans les tours, générant une sensation de patinage quand on a besoin de puissance. De fait, comme beaucoup d’hybrides, cette Corolla s’avère plus pertinente en ville et en conduite apaisée.

Confort de référence

Toyota a tout de même peaufiné les qualités dynamiques, notamment le confort, avec un amortissement progressif qui propose un moelleux remarquable, voire référent dans la catégorie. De quoi voyager sereinement, d’autant que l’espace vital, y compris derrière pour des adultes, s’avère suffisant. Un habitacle où Toyota a, par ailleurs, fait des efforts pour rehausser l’impression de qualité grâce à des matériaux souple, du moins en parties hautes à l’avant. Dommage que l’ergonomie de l’écran tactile 8 pouces soit peu intuitive, notamment côté GPS.

Un coffre plus spacieux que sur la 180 ch

Enfin, avantage de cette 122h par rapport à la plus performante et non moins frugale – seulement 0,2 l/100 … Plus d’infos

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