Essai Mercedes A 250 e : Notre avis sur la Classe A hybride rechargeable.

Pour ses hybrides rechargeables, on ne peut pas dire que Mercedes y aille avec le dos de la cuillère côté modèles, et surtout côté batterie. On pourrait même dire que le constructeur allemand y va à la grosse louche. Pensez-donc, avec un accumulateur lithium-ion de 15,6 kWh dans les Classe A et B 250 e, on n’est plus très loin de ce que proposaient les premiers modèles 100% électriques il y moins de 10 ans, comme les Peugeot ion et Citroën C-Zero, qui disposaient de seulement 16 kWh !

Réservoir et coffre réduits

Parvenir à caser cette grosse batterie de 150 kg sous les assises arrière et le coffre limite certes ce dernier (qui perd un peu de hauteur et 60 dm3) tout en réduisant de 8 l un réservoir de carburant déjà pas grand (35 l contre 43 l normalement). Mais cette grosse batterie permet d’annoncer une autonomie électrique avoisinant les 75 km, ce qui signifiera plutôt une petite soixantaine dans la vraie vie. Soit, dans la majorité des cas, largement de quoi aller au travail et revenir sans recharger. Pour ceux qui disposent d’une prise ou d’une wallbox à domicile ou au travail, il sera donc possible de rouler toute la semaine sans pratiquement brûler une goutte de carburant.

De belles performances

Dans ce cas, en zéro émission, le moteur électrique de 75 kW (102 ch), implanté dans la boîte auto 8 à double embrayage, procure déjà de belles performances, avec un couple élevé bien présent en ville, et des relances suffisantes sur route. Sur autoroute, il est possible d’atteindre 140 km/h sans démarrer le thermique, mais on ne vous le conseille pas car les relances sont alors un peu justes, tandis que l’autonomie fond à vue d’oeil : le moteur électrique, qui bénéficie pourtant des rapports de boîte pour ne pas tourner trop vite, fonctionne alors dans une zone de régime où son rendement n’est plus si bon.

Zéro sans plomb pour aller au travail

Le meilleur choix sera donc, comme sur tous les hybrides rechargeables, de réserver le mode 100% électrique aux usages urbains et péri-urbains, et de profiter, sur route et autoroute, du mode hybride où l’électrique renforce à l’accélération le 1.3 turbo esssence 160 ch co-développé avec Renault. Au total, cette A 250 e dispose alors de 218 ch et 450 Nm de couple distribués aux seules roues avant. De quoi faire oublier, lors des accélérations et relances, que cette petite étoile a pris 225 kg de plus à cause de son hybridation.

© Mercedes

Mais ses 1 680 kg sont bien là dans les virages où, si elle reste sûre et très neutre, cette A se montre moins efficace et incisive que ses sœurs non hybrides. A cause des kilos en plus, majoritairement positionnés sur sa partie postérieure, Mercedes a aussi dû adapter les suspensions sur le train arrière, en les raffermissant. Pas forcément un mal, d’ailleurs : sans devenir trop sec, c’est ici bien mieux que les réglages trop mollassons des … Plus d’infos

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